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29/04/2009

LEGENDES ANCIENNES

Je vais vous parler maintenant de quelques anciennes légendes SARDES, qui font peur aux enfants. En effet nos grands-mères par des belles soirées d'été, avaient l'habitude une fois le dîner terminé, de se retrouver avec leurs voisines devant les pas de porte afin de prendre le frais et de se reposer de leur journée de travail harassante.

Chacune prenait sa chaise en bois et commençait alors une soirée de contes et légendes à faire frémir les plus téméraires, nous enfants nous aimions bien les écouter malgrè notre peur sous un ciel magnifiquement étoilè. Les villages et villes n'étaient pas aussi éclairés à cette époque ce qui donnait un air encore plus lugubre, avec parfois les cris de la chouette (SA STRIA en SARDE).

SA STRIA (LA CHOUETTE) = OISEAU NOCTURNE

Dans certaines Régions de L'ITALIE, dont LA SARDAIGNE "SA STRIA" voulait indiquer les "SORCIERES". On disait qu'elle tuait les nouveaux nès dans leur berceaux leurs suçant le sang comme les vampires, ces croyances ont été maintenues dans l'île jusqu'à la seconde moitiè du 1 700.

Mais en même temps, LES SARDES attribuaient aussi des propriètés thérapeutiques, en brûlant le plumes et buvant avec de l'eau ses cendres, on avait un excellent remède contre la jaunisse.

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Nous avons une sorcière avec un double aspect et divers pouvoirs, guérisseuse mais aussi assoiffée de sang de nouveaux nès, qui terrorise  une bonne partie du Nord de lîle et qui pouvait aussi transformer son corps même en objets afin d'arriver à ses fins.

La STRIA est présente aussi avec d'autres sorcières, elles travaille avec elles qu'une "LEGENDE" parle d'un procès d'une d'elles, qui condamnée au bucher va être justement sauvée par l'une d'elles. Encore de nos jours est présente un col granitique qui en conserve le nom, "SA PUNTA DE SA STRIA, VICINO A BUDDUSO" se trouve au NORD-EST de la SARDAIGNE et est renommée pour ses TOMBES DE GEANTS, DOLMENS, SES NECROPOLES DE "ISELLE" ET DE "LUDURRU" ainsi que son NURAGHE LOELLE.

Curiositès :

Les sorcières on les appelle aussi "IS COGAS", elles avaient une longue queue qu'elles tenaient bien cachée des regards des gens. Naturellement personne ne pouvait en être certain de les avoir vues, d'autant plus qu'elles s'habillaient avec de longues jupes jusqu'au pieds.

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C'était des êtres maléfiques qui avaient le pouvoir de se transformer en n'importe quel animal ou objet. Quand elles voulaient entrer dans une maison elles se transformaient en mouche, en chat et se promener sur les toits en attendant de trouver une fenêtre ouverte.

Les contes de sorcières étaient ceux preferés des grand-mères afin de séduire et de garder les enfants un peu turbulents, après le dîner pendant les longues soirées d'été  ou devant la cheminée les soirées d'hiver.

MOMMOTTI

Dans la tradition SARDE, le "MOMMOTTI" représente une représentation imaginaire qui était utilisé et l'est encore de nos jours en SARDAIGNE, afin de faire peur aux enfants. Parfois elle venait associée à un homme noir et obscur, ou alors à un méchant ogre qui vénait emmener les enfants qui n'étaient pas sages.

Lors des defilés pendant le CARNAVAL en SARDAIGNE on se souvient que, étant enfants des personnages comme par exemple "LA FILONZANA", tout habillés de noir avec des masques très noirs qui faisaient peur,sortaient du defilé afin de faire peur aux enfants, nous l'imaginions comme ça MOMMOTTI et arrêtions dés qu'on nous disait "attention MOMOTTI va arriver".  

SA MAMMA E SU SOLE

C'est une petite vieille recouverte d'un drap blanc, qui rode aux heures ou le soleil est le plus chaud, elle va à la recherche d'enfants désobéissants qui refusent de faire la sieste après le déjeuner.

Si elle les trouve, elle leur brûle le front les forçant au lit  avec une très forte fièvre et une cicatrice.

SA FILONZANA (FILEUSE)

Dans  sa main elle tient le fuseau et elle file continuellement un fil très fin. En fait c'est le fil de notre destin et elle seule le connaît et l'a dans ses mains. Elle est venue de noir et possède une bosse sur son dos tellement prononcée qi presque la coupe en deux. Elle a le visage couvert d'un horrible masque, méchante et ambiguë.

Que fait elle ? Elle file en continu et ce que les gens redoutent c'est que le fil qu'elle est en train de filer ne casse. Les gens ont peur d'elle    et la respectent mais ne l'aiment pas, elle possede une mauvaise renommé, même si personne ne sache d'où cela vienne. La nuit des temps peut être l'a vue venir au monde, mais les contes populaires "IS CONTUSU" n'en ont aucune trace.

SA FILONZANA

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SA FILONZANA est un masque typique du CARNAVAL SARDE, très souvent elle apparaît à la fin du défilè, presque un avertissement après la joie, les rires de la fête.  

 Curiositès :

Certains disent que le visage macabre de SA FILONZANA, accompagnait les jeunes afin de faire une quète pendant la nuit du nouvel an, et  caque porte du village devait s'ouvrir en grand et offrir des fruits secs et des gâteaux.

La présence de "SA FILONZANA" devait assurer une bonne réussite de la quéte, mais pour ceux qui ne se montraient pas généreux, c'était inevitable  s'entendre dire des phrases ou des proverbes traditionnels de mauvais augure.

JANAS PICCOLE FATE (PETITES FEES)

Autres image importante de femme dans les legendes SARDES sont, les "JANAS" (piccole fate) ce sont des petites fées qui vivaient dans des trous creusés sur les rochers, dans des ruines de châteaux, des nuraghi et des "DOMUS DE JANAS" justement cela signifie "maison des fées", en fait c'étaient des tombeaux préhistoriques.

Elles sortaient seulement la nuit, afin que les rayons de soleil n'abîment leurs peau très blanches. Les nuits sans lune lorsqu'elles se déplaçaient pour aller prier prés des temples nuragiques, elles couraient sur les sentiers éscarpés et recouverts de ronces. Pour éviter les ronces,les JANAS devenaient lumineuses et cette clarté signalait leurs présences.

JANAS FEES)

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Selon la légende, elles possédaient des metièrs à tisser d'or, des  pour la farine faits d'argent. Mais elles étaient aussi les gardiennes d'un immense trésor, fait d'or, de perles, de diamants et autres. Pour défendre ces richesses en étaient les gardiennes les "MUSCAS MACEDDAS", horribles créatures avec la tète de brebis, un seul oeil au centre du front, des dents pointues, des ailes courtes et un dard venimeux.

Les MUSCAS MACEDDAS se trouvaient cachés à l'intérieur d'une caisse, melangé à d'autres contenant le trésor. C'est pourquoi personne n'osait les ouvrir de peur d'ouvrir la caisse avec ces créatures, les libérant, voilà comment le trésor restait en possession des JANAS. 

Curiositès : 

Les JANAS accompagnaient leur travail avec un très beau chant, la mélodie se diffusait dans l'air et lors des nuits silencieuses elle encourageait les marcheurs solitaires et fatigués. Les domus de janas étaient des tombeaux, (celle-çi se trouve à NUORO A L'EST DE LA SARDAIGNE).

DOMUS DE JANAS (MAISONS DE FEES)

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Les DOMUS DE JANAS sont en réalité des sépultures préhistoriques, avec des pièces très petites, que la fantaisie populaire a transformè en maison de fées. Selon la légende les janas gardaient d'immenses trésors et lançaient des sorts, des fois en bien mais des fois en mal aux personnes qu'elles rencontraient.

FATA DI RIOLA

Dans la Région de ORISTANO (à l'ouest), existent diverses légendes liès aux domus de janas , parmi celles-ci, celle de la "FATA DI RIOLA". La JANAS de SINIS avait accueilli la prière d'un paysan en lui transformant une poignée de grains de blè en autant de vaches, lesquelles se multipliaient au fur et à mesure du temps passé.

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Afin que la magie dure dans le temps, le paysan devait toucher les vaches et à son toucher, sur celles ci apparaissaient des taches blanches. Aujourd'hui encore les anciens raccontent, que les vaches qui ont des taches blanches descendraient du troupeau qui aurait reçu des sorts de la part des fées.

Cette fée était connue pour avoir d'énormes trésors qu'elle avait eu grâce à ses artifices magiques. On essayait souvent de les lui dérober et elle avait fait entourer son château d'un grand fossé rempli d'eau, laquelle elle même en était prisonnière.

Cette femme qui était magnifique, riche et puissante, était aussi de santé très fragile et l'on dit qu'elle serait decedée en ayant reçu une goutte de rosée.

PANAS PARTORIENTI

C'étaient les esprits de femmes decedés pendant l'accouchement et, elles revenaient temporairement dans le monde des vivants comme avant. Étant decedés dans un moment particulier de leur existence (consideré comme impur), elles étaient condamnées à laver les langes de leurs bebés pendant un temps qui pouvait varier de 2 à 7 ans.

Les panas pouvaient être vues aux intersections le long de ruisseaux, entre  1 heure et 3 heures du matin, en train de laver les langes et chanter une triste "NINNA-NANNA" (la ninna-nanna est une chansons très douce afin que les enfants s'endorment). Leur condamnation était  de ne pas parler absolument ou interrompre leur travail, si cela arrivait elles devaient recommencer leur peine des le début.

Par contre si elles venaient à être derangées par quelqu'un pendant qu'elles lavaient, les panas se vengaient en les eclaboussants avec de l'eau, qui  brulait comme du feu.

Curiositès :

Souvent les taches sur le visage , surtout des jeunes femmes, on les expliquait comme une vengeance des panas que l'on aurait derangés.

LUXIA ARRABIOSA (femme petrifiéé)

C'était une femme tellement riche mais très radine, elle possédait des terres, des champs de blè et elle en était tellement jalouse que, pour cette avarice elle fut punie par DIEU qui la figea en pierre elle et les objets qui lui appartenaient.

Aujourd'hui encore, il est possible de voir dans toute l'île des rochers aux formes bizarres, il s'agit de chevaux, d'outils pour travailler la terre etc.

Curiositès :

Dans le territoire de "SIRIS", se trouve une pierre que l'on appelle "SU PROCU DE LUXIA ARRABIOSA" (le cochon de LUXIA ARRABIOSA).

A "POMPU" il y a des pierres qu'on appelle : "SU PEI DE SU BOI" (le pied de boeuf), "SU  TUTTURU E SA CULLERA" (la louche et la cuillère) certains objets de LUXIA ARRABIOSA.

 Pour y aller : prendre la route (Strada Statale 131 dans la Région de ORISTANO en descendant vers CAGLIARI dans le SUD).

Qui avait il de vrai dans ces contes, on ne sait pas, mais les enfants les écoutaient avec attention et les apprenaient, on parlait des sorcières de génération en génération, de pays en pays et épouvantaient les enfants, parfois les adultes lorsque arrivait la mort d'un enfant, ou d'une jeune mère que l'on ne s'expliquait pas.

Il parait que la présence de "SANTU SISINO" c'était un SAINT qui protégeait les gens contre le diable et les sorcières, il avait à "VILLACIDRO"  (cette ville se trouve à 50 km de CAGLIARI SUD-OUEST), éliminé toutes les sorcières qui avaient la queue et se transformaient en mouche ou chat.

Pour les autres, plus que des sorcières c'étaient de vieilles femmes qu'on appelait sorcières et qui disaient "I BREBUS" (prières contre le mal afin de guérir les gens, mais qui pouvaient aussi faire des maléfices comme on disait avant jeter des sorts.

On mettait aussi les balais à l'envers pour conjurer les sort , ainsi qu'éloigner et protéger les maison des sorcières. Il y a tellement de  légendes anciennes en SARDAIGNE que, de temps en temps je vous en glisserais une.

A PRESTU . . . .

 

12:35 Publié dans Légendes | Lien permanent | Commentaires (0)

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